LES 10 TENDANCES GRAPHIQUES POUR 2017

April 27, 2017

 

 PASSER DU DESIGN GRAPHIQUE AU DESIGN D'EXPERIENCES

 

Pour être certains de vous recommander les tendances les plus porteuses de sens, nous avons sollicité l’avis d’experts, qu’ils viennent du digital, du design ou de la communication 360. Entre algorithmes, VR, couleurs vibrantes, authenticité et refus du design, l’année s’annonce passionnante !

 

1. LE RETOUR DES MOTIFS

2. LES COULEURS VIBRANTES À LA SPOTIFY

3. LE DESIGN PAR ALGORITHME OU CREATIVE CODING

4. LES PHOTOS AUTHENTIQUES

5. LE NO DESIGN

6. LE MOUVEMENT

7. DES TYPOGRAPHIES WEB LIBÉRÉES

8. LE FAIT-MAIN ET LE BIO-MIMÉTISME

9. LA RÉALITÉ VIRTUELLE ET LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

10. L’ÉVOLUTION DU MÉTIER DE DESIGNER

 

« nous passons du design graphique au design d’expériences. L’exécution graphique, le suivi des tendances ne représentent désormais plus que le BABA du métier. Ce dernier étant devenu de plus en plus holistique : concevoir une identité, un univers graphique, cela ne suffit plus. Les marques sont désormais davantage reconnues pour les expériences qu’elles proposent que leurs codes visuels. »

 

 

Plus d’explications… 

 

 

1. LE RETOUR DES MOTIFS

Pour Charline Vergoz, Digital Art Director chez Lonsdale Design, les motifs – ou patterns pour les anglophones – « connaissent un renouveau sous toutes les formes : de l’habillage classique à la mise en mouvement. C’est par exemple ce que Seb Lester a superbement illustré. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. LES COULEURS VIBRANTES À LA SPOTIFY

C’est LA tendance de l’année, que la majorité des interviewés ont spontanément citée. Une référence qui a donné le ton : Spotify, et sa nouvelle identité… datant pourtant de 2015. 

Que ce soit seules ou en duotone, les couleurs s’assument et « nous allons voir beaucoup plus de palettes de couleurs éclatantes, de ton sur ton et de dégradés audacieux dans les interfaces utilisateur de cette année » comme l’annonce Nick Babich, sur le blog d’Adobe : Creative Connection. Du violet avec du jaune, de l’or et de l’émeraude, des dégradés flashy recouvrant des photos en N&B : tout est possible, tant que le design atteint l’objectif d’émerger dans un océan d’identités et de sites web rendus un peu trop normés, notamment sous l’impulsion du responsive et du flat design.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. LE DESIGN PAR ALGORITHME OU CREATIVE CODING

Pour Tristan Macherel, Executive Creative Director chez Landor Paris, et président du jury Design aux Cannes Lions en 2016, il existe « une tendance de fond à laquelle les designers ne sont pas suffisamment formés : la création grâce aux algorithmes, à la 3D, au creative coding ». De nouvelles techniques qui sortent de l’habituelle suite Creative Cloud d’Adobe (jusqu’à une prochaine mise à jour ?) enseignée dans les écoles. En vue, la création d’identité, de packagings qui se basent sur la visualisation de données. L’idée n’étant pas ici de digitaliser à marche forcée des « produits physiques, du concret, du tactile que les gens sollicitent toujours » mais d’apporter de l’innovation en coulisse, porteuse de sens. Tristan Macherel cite volontairement « la page d’accueil de Google, à la mise en page très simple, et au logo très coloré. Cette interface quasi enfantine masque pourtant l’un des algorithmes les plus puissants au monde ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. LES PHOTOS AUTHENTIQUES

Comme le résume Peter Lau, directeur créatif et stratégique de Napoléon, « l’explosion des contenus en ligne a créé une demande quasi quotidienne pour des photos originales, authentiques, représentant les marques ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5. LE NO DESIGN

Si 2016 avait amorcé la tendance d’un flat design enrichi, Pierre-Alain Mondello parierait davantage sur le no design. « Celui-ci permet avant tout de mieux mettre en avant le contenu. Le negative white space ne fait plus peur, on l’assume, on en joue. On se concentre plus sur la composition et sur l’UX. Le no design se retrouve également du côté du packaging, où l’on oublie presque le contenant pour mieux valoriser le contenu. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6. LE MOUVEMENT

Comme le résume Pierre-Alain Mondello, « les interfaces s’animent de plus en plus grâce aux nouvelles possibilités techniques et au talent des développeurs. » Il s’agit d’un vrai plus pour l’expérience utilisateur, avec quelques surprises, ainsi que des remèdes contre « l’anxiété liée aux temps d’attente » comme s’en amuse Peter Lau.

 

7. DES TYPOGRAPHIES WEB LIBÉRÉES

« En offrant 815 polices de caractères avec Google Fonts, utilisables pour la plupart gratuitement et sur tout type de terminal connecté », le géant de Mountain View rend un sacré service aux designers comme le souligne Peter Lau ! Cette diversité permet de varier davantage les « typos » et d’oser une mise en valeur des textes qui n’a plus rien à envier aux magazines, ou presque. Les formats « longform » – des articles riches en contenus ayant en général leur propre DA – se prêtant volontiers à des telles expérimentations typographiques.

 

 

 

8. LE FAIT-MAIN ET LE BIO-MIMÉTISME

Le travail de graphiste ayant pu totalement se digitaliser depuis une ou deux décennies, il est logique qu’un retour à des techniques plus manuelles fasse son retour à « la peinture, le crayon, les textures pures et granuleuses du papier » comme l’évoque Pierre-Alain Mondello, mais aussi le graffiti – cf le succès d’un Tyrsa – ou encore la risographie, citée par Lionel Causse (déjà présente dans les tendances 2016). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9. LA RÉALITÉ VIRTUELLE ET LA RÉALITÉ AUGMENTÉE

Il s’agit là moins d’une tendance graphique que d’un brief : comment concevoir des interfaces pour la réalité virtuelle et la réalité augmentée ? Maintenant que les terminaux commencent à se populariser pour la VR (Playstation VR, Oculus Rift), et que la réalité augmentée est devenue grand public avec Pokémon GO.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10. L’ÉVOLUTION DU MÉTIER DE DESIGNER

Ce dernier cas montre justement pour Tristan Macherel que le métier de designer est en train de changer : « nous passons du design graphique au design d’expériences. L’exécution graphique, le suivi des tendances ne représentent désormais plus que le BABA du métier. Ce dernier étant devenu de plus en plus holistique : concevoir une identité, un univers graphique, cela ne suffit plus. Les marques sont désormais davantage reconnues pour les expériences qu’elles proposent que leurs codes visuels. »

 

 

http://lareclame.fr/tendances-graphiques-2017-168624

 

 

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